vendredi 7 mars 2008

du baroque au classique...

Le patron des petites frappes de l'UMP Patrick Devedjian (encore lui !) a estimé sur Canal + que l'interview de Nicolas Sarkozy jeudi au Figaro marquait un changement de style du chef de l'Etat, de "la période baroque à la période classique".

Sarkozy reconnait, dans l'entretien publié dans le figaro, porter sa part de responsabilité, voire d'erreur... Il explique "qu'il ne triche pas", "qu'il prend ses responsabilités", ce qui "dérange parfois"...Ce qui veut dire qu'il se sent responsable d'avoir des qualités comme la franchise et la responsabilité mais que cela dérange... Autrement dit, il serait victime de ses qualités ! Quand en plus de cela il qualifie les erreurs qu'il a éventuellement commises, "d'écume des choses", cela devient vraiment pathétique. Saint Nicolas, un martyr lapidé car il est parfait... Alors, baroque ou classique ?

Ce jeudi, Sarkozy s'est réjoui de la "très bonne nouvelle" sur le front du chômage... Quelle bonne nouvelle ? Ah oui, il doit parler de celle-ci...
Il a dit : "Il n'y a aucune autosatisfaction, simplement la volonté de continuer à travailler", "Les mesures économiques que nous avons prises (...) ça marche, ça produit des résultats. J'y vois un encouragement à continuer", "Les résultats qu'on attendait de moi, on les fournit", "C'est la démonstration qu'il n'y a pas de fatalité, qu'on peut obtenir des résultats", "Il s'agit pas de faire de la satisfaction", "il doit y avoir une petite responsabilité"...Et là, c'est plutôt baroque ou classique ?

Je ne sais pas si Nicolas est passé de la période baroque à la période classique, mais il serait temps qu'il passe à la période réaliste...
Quant à Patrick, il serait temps qu'il comprenne pourquoi il n'est pas au gouvernement alors qu'il était un des principaux soutiens de Sarkozy pendant sa campagne : Même Sarkozy, qui ne triche pas et qui prend ses responsabilités, ne voulait pas d'un abruti pareil au gouvernement. Par dépit, la petite salope(1) a prit le ministère de la parole, mais à lire ses brillantes déclarations, il serait plutôt temps qu'il ferme sa gueule.



(1) Salope : personne de peu de moralité et/ou de mœurs dissolues. Interjection déplacée généralement utilisée aujourd'hui pour désigner des femmes. Exemple d'utilisation : Cliquez ici.

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