Autorité, ordre, respect...
Qui se souvient encore de ces trois notions qu'un homme mettait en avant il y a quelques mois ?
Qui se souvient de l'homme qui avait changé parce que le pouvoir l'avait changé ? Parce qu'il lui avait fait ressentir l'écrasante responsabilité morale de la politique. Le mot "morale" ne lui faisant pas peur...
Qui se souvient de l'homme qui voulait tendre la main à tous les Français sans exception ?
Qui se souvient de l'homme qui voulait rompre avec la politique qui a déçu pour renouer avec l'espérance ?
Qui se souvient de l'homme qui croyait à une République qui veut une école de l'autorité et du respect ?
Qui se souvient de l'homme qui voulait "l'ordre" -car "le désordre, c'est l'injustice"- et le "respect", son corollaire ?
Qui se souvient de l'homme qui disait "Comment les hommes politiques pourraient-ils avoir une autorité s'ils ne sont pas irréprochables, s'ils ne tiennent pas leurs promesses" ?
Eh bien pour tout ceux qui avaient oublié qui est cet homme, voici un indice vidéo :
Cliquer ici pour voir la vidéo
Vous le reconnaissez ?
Non, ce n'est pas un pécheur breton qui pense qu'il va faire avancer les choses en parlant ainsi.
Non, ce n'est pas une jeune racaille de banlieue qui fait régner la terreur avec sa bande dans une zone de non-droit.
Non, ce n'est pas un élève de primaire irrespectueux envers l'un de ses professeurs.
Non, ce n'est pas le dernier clip du nouveau rappeur du label 'Crime Chantilly'.
Encore quelques indices ? Voici quelques commentaires en réaction à l'indice vidéo qui pourraient vous mettre sur la piste :
_ Valérie Pécresse : "la personne qui s'exprimait en face, elle-même, n'avait pas utilisé des mots extrêmement tendres". "Il y a un côté très anti-républicain à refuser de serrer la main d'un homme politique parce que ça veut dire, vraiment, 'je vous méprise, vous êtes sale'"
_ Jean-Pierre Raffarin : "C'est un dialogue privé, d'homme à homme, assez direct, assez viril","c'est un dialogue privé, c'est un dialogue volé"
_ Michel Barnier : "Il a répondu clairement mais assez calmement, il n'était pas du tout énervé (...) à quelqu'un qui l'agressait"
_ Brice Hortefeux : "Il s'est exprimé de manière à ce que son interlocuteur le comprenne ; je trouve cela très bien que le président de la République s'exprime comme chaque Français"
Brice, non, on avait dit de ne pas donner la réponse tout de suite... Qu'il est con ! Bon maintenant que tout le monde a finalement reconnu notre président de la république, Nicolas Sarkozy, inutile de compter sur la récompense de 1000 Euros. De toute façon, les caisses sont vides.
Alors que dire de ce grand moment de politique que nous avons vécu ce week-end ? Flosse, septique, n'a rien déclaré. Pour les autres et notamment ceux qui viennent de nous donner quelques indices, Nicolas était dans son rôle de président et la faute n'est évidemment pas de sa responsabilité.
Pour commencer, je dirais à Valérie que l'homme qui s'exprimait en face a utilisé des mots extrêmement tendres en comparaison avec ceux que méritent ce président. De plus, il n'est pas tombé dans une vulgarité primaire à l'instar du président qui n'a pas hésité entre deux sourires forcés et ses gardes du corps à placer ce magnifique "Casse toi pauvre con".
Je dirais ensuite à Jean-Pierre que ce n'est pas en essayant chaque semaine d'être le champion de notre "blague de la semaine" qu'il va redevenir un homme politique écouté et respecté. Franchement, "un dialogue privé" devant une masse de journalistes et en pleine visite du salon de l'agriculture... "d'homme à homme, assez direct, assez viril"... Jean-Pierre ne sait plus ce que c'est la virilité depuis qu'il écoute du Lorie... Encore un "dialogue volé"... A ce sujet, une vache vient de porter plainte ce week-end pour faux et usage de faux suite à la diffusion non autorisée d'une vidéo d'elle et du président.
Michel, qui connait bien le vocabulaire habituel du Nicolas, a raison de dire qu'il n'était pas du tout énervé. En général il utilise plus des expressions de pécheurs en colère que ce très clair et très calme "pauvre con". Quant à l'agression, on a tous bien vu qu'elle était d'une rare violence.
Enfin, Brice, qui à force de s'exprimer de manière à ce que les immigrés qu'il reconduit à la frontière quotidiennement le comprennent, ne trouve pas le vocabulaire présidentiel choquant. Et soyons clair : Il a raison. En effet, pourquoi s'étonner de retrouver dans la façon de parler du président, sa façon de gouverner ? Pour une fois, ses gestes et ses paroles vont dans le même sens... C'est assez rare pour le féliciter.
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